Des traductions dures à digérer

Pour de nombreux touristes, l’un des grands plaisirs des vacances, c’est la nourriture. Il n’y a rien de mieux que de s’assoir tranquillement dans un restaurant, se reposer un peu, et découvrir la gastronomie locale.

Pour de nombreux touristes, l’un des grands plaisirs des vacances, c’est la nourriture. Il n’y a rien de mieux que de s’assoir tranquillement dans un restaurant, se reposer un peu, et découvrir la gastronomie locale.

On pense souvent que la traduction d’un menu n’est pas si compliquée que ça, que quelqu’un qui parle un peu anglais ou même Google Translator peut largement faire l’affaire. Cependant, le monde gastronomique est bien plus riche que ce que l’on peut imaginer et une mauvaise traduction peut avoir de nombreuses conséquences.

La mystérieuse énigme de la traduction littérale : quelques petits (mauvais) exemples.

Certaines traductions gastronomiques sont un peu comme une chasse au trésor. Vous pouvez essayer de jouer avec les serveurs et vous faire offrir votre menu si vous devinez de quel plat il s’agit dans votre langue. Vengez le traducteur qui aurait pu faire un travail correct avec votre menu !

Vous pourrez résoudre de mystérieuses énigmes comme celle qui nous provient du sud de l’Espagne, plus exactement d’un petit chiringuito ou bar restaurant sur la plage de Bologne, à Huelva. D’après vous, en anglais, que peut bien être un bacon’s heaven (paradis du lardon en français) ? Vous avez trouvé ? Il s’agit tout simplement d’une île flottante, ou tocino de cielo en espagnol. Les serveurs s’étonnaient que personne ne commande ce pourtant si délicieux dessert.

On peut aussi vous offrir dans de nombreux pays anglophones un chicken in the basket, une recette de poulet frit servi dans un panier, mais dans certaines îles du Pacifique, votre volaille a enfilé ses meilleures chaussures pour fuir dès qu’il sera sur votre table. C’est un poulet en baskets, et il court vite.

Blague à part, vous verrez que de nombreux visiteurs n’ont pas apporté de cahiers de vacances pour une raison toute simple : ils souhaitent simplement décompresser et déconnecter. Un bon traducteur fuira la traduction mot à mot et permettra aux touristes de manger sans devoir utiliser toutes leurs données mobiles en cherchant sur Google ce qu’il leur est proposé. Des vraies vacances, on vous dit !

Une bonne rigolade ne remplit pas l’estomac, ni vos caisses.

Si vous aimez les dîners spectacle, un bon plat exotique et un bon fou rire, où que vous alliez, il y en aura toujours une mauvaise traduction de menus pour animer n’importe quel séjour tel un G.O. du Club Med sur papier. Certes, il existe de nombreuses pages qui recensent les pires traductions gastronomiques qui nous ont tous bien fait rire, mais ne sous-estimez pas le pouvoir d’un touriste mécontent sur TripAdvisor !

Tout le monde n’est pas forcément le sens de l’humour, tout le monde n’est pas Indiana Jones. Surtout, tout le monde ne prend pas le risque de commander ou même de vouloir dîner dans un établissement dont ils ne comprennent pas le menu. Voilà pourquoi :

Premièrement, une traduction qui n’a aucun sens pourrait décourager les touristes de découvrir la gastronomie locale pour choisir directement un plat qu’ils connaissent. Si la cuisine locale est votre spécialité, il serait dommage de perdre un atout, un savoir-faire authentique et même parfois un client à cause d’une mauvaise traduction.

Ensuite, votre menu doit mettre l’eau à la bouche dans n’importe quelle langue ! Faites appel à un traducteur ou à une agence de traduction professionnelle qui saura transmettre de la manière la plus appétissante possible tout le potentiel de votre cuisine. Une traduction claire, simple, bien décrite, et vous verrez comme les touristes osent enfin goûter vos spécialités.

Et pour finir, tout comme la décoration de votre restaurant ou sa propreté, la traduction d’un menu en dit long, au moins aux yeux de vos visiteurs, sur le sérieux de votre établissement. Et oui, une fois de plus, la traduction est bien plus qu’un texte qui vous permet de communiquer dans une autre langue, c’est votre image, celle de votre établissement qui est en jeu.

Mettez autant d’amour dans la traduction de vos menus que dans vos petits plats. C’est comme ça qu’ils finiront dans nos estomacs !